Une minorité de la population (20%) possède un pouvoir d'achat élevé, le facteur "prix" est le plus important pour la majeure partie des consommateurs colombiens. La population aux revenus modestes dépense surtout dans l'alimentation tandis que celle avec un pouvoir d'achat plus important dépense plus aisément dans la consommation de biens et de services de luxe. Le groupe RADDAR publie chaque année une étude complète sur les habitudes et les profils de consommation des colombiens, la dernière version est disponible sur ce lien.
Le profil du consommateur et son pouvoir d'achat
La consommation des ménages colombiens concerne principalement les besoins primaires et l'éducation. Le colombien est fortement influencé par les marques, les promotions et la mode, mais il y a encore une forte influence des traditions dans la consommation.
Les zones commerciales les plus importantes se situent dans les grandes villes: Bogota, Medellin, Cali, Barranquilla, Bucaramanga, Cartagena et Pereira. A coté de la distribution traditionelle, symbolisée par les épiceries de quartier et autres petits magasins appelés " tiendas", des circuits de distribution moderne se sont développés : supermarchés, hypermarchés, centres commerciaux. Aujourd'hui, ces nouveaux circuits couvrent 60% du paysage de la distribution. Les leaders de la grande distribution dans le pays sont les groupes Casino qui possède les magasins Exito (plus de 250 points de vente) et Carrefour (plus de 35 points de vente). Les perspectives de développement du commerce électronique sont prometteuses. Le gouvernement colombien a atteint des résultats encourageants dans la lutte contre la contrebande.
La Colombie a réalisé plusieurs accords internationaux de commerce, voir la liste de principaux traités sur le site du Ministère de Commerce.
- Association Latino-américaine d'Integration - ALADI - Communauté Andine des Nations -CAN- (Colombie, Equateur, Pérou et Bolivie) - CAN-Mercosur - Amérique Centrale et Caraïbes - TLC Colombie - Chili - TLC Colombie - Le Salvador, Guatemala et Honduras - TLC Colombie/Pérou - Canada - TLC Groupe des Deux - TLC Colombie/Pérou - EFTA - TLC Colombie - Etats Unis - Accord d'Association CAN - UE
Les barrières non-tarifaires
Toutes les marchandises importées doivent être enregistrées auprès du Ministère du Commerce extérieur via un formulaire appelé "Registro de Importación". La plupart des produits sont automatiquement autorisés à être importés sur présentation de ce formulaire. Il existe néanmoins un certain nombre de marchandises (notamment les produits agricoles) soumis à une autorisation " licencia ". Les autorisations d'importation (automatiques et licences) sont valables 6 mois, sauf pour les produits suivants. Biens d'équipement : 12 mois, denrées périssables : 2 mois. Les marchandises doivent être réclamées à la Douane avant la date d'expiration de l'autorisation. Par ailleurs, certains produits sont soumis à des mesures phyto-sanitaires et l'importateur doit être enregistré auprès de certains organismes : Institut Colombien de l'agriculture, pour les plantes et les produits d'origine animales, INVIMA pour les médicaments, la lingerie médicale, les cosmétiques, Ministère du Transport pour tous les véhicules. Certains produits agroalimentaires ne peuvent être importées qu'après le visa du Ministère de l'Agriculture, et dans la mesure où l'importateur achète également des produits locaux identiques. En fonction de l'état de la production locale, il est également possible que le Ministère interdise simplement l'importation de certains produits. L'importation de véhicules, pneumatiques, vêtements usagés et jouets violents est interdite.
Les droits de douane et les taxes à l'importation
Au cours des dernières années, la Colombie a réduit les droits à l'importation. Deux décrets, 4114 et 4115, a listé les réductions. Le droit d'importation moyen nominal a été réduit de 12,2% à 8,25%. Les biens de consommation, les biens d'équipement et les matières premières produites à l'extérieur de la Colombie ont été les principales cibles des réductions.
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La classification douanière
La Colombie applique le Système Douanier Harmonisé. Les droits de douane sont calculés Ad Valorem sur la valeur CIF. L'échelle des droits de douane (4 taux) a été fixée dans le cadre du Pacte Andinet est applicable en Colombie, Equateur et Vénézuéla. - 0% pour l'importation de produits agrochimiques, papier, presse et livres scientifiques et culturels. - 5% pour l'importation de matières premières et de biens d'équipements et intermédiaires non produits en Colombie. -10% et 15% pour les biens intermédiaires et d'équipement produits en Colombie. - 20% pour les biens de consommation. Il existe des exceptions, notamment pour les automobiles, taxées à 35%, ainsi que pour quelques produits agricoles qui tombent sous le régime du "price band" ou système variable de droits de douane. Ce système, instauré par le Pacte Andin détermine des prix planchers, plafonds et un prix de référence calculé sur une base CIF. Si le prix de référence calculé au moment de l'importation est inférieur au prix plancher, il y a surtaxe ; si c'est l'inverse les droits de douane sont réduits. Malgré ces règles fixées, la détermination des droits de douane en Colombie est très compliquée, en raison des nombreux accords signés par ce pays. Il n'existe pas moins d'une dizaine de tarifications possibles pour certains produits. Pour plus d'informations sur les droits de douane en Colombie, vous pouvez consulter le site des douanes colombiennes.
Les procédures d'importation
Outre la déclaration en douane (DAU) 2 traditionnellement exigée pour toute expédition, les envois effectués à destination de la Colombie doivent être accompagnés des documents suivants : - Facture commerciale, établie en quatre exemplaires, elle doit être rédigée de préférence en langue espagnole et indiquer outre les mentions usuelles : la valeur ou la contre-valeur des marchandises en USD, le numéro du “registro de importación” (certificat d’enregistrement de l’importation) transmis à l’exportateur par le destinataire colombien. - Certificat d’origine. Il est établi sur le formulaire communautaire. - Certificat de non-contamination radioactif, requis pour les produits agro-alimentaires et notamment pour le lait, il est délivré par la direction départementale des services vétérinaires. - Certificat phytosanitaire, requis pour les fruits, les légumes, les semences et autres végétaux, il est délivré par le service régional de la protection des végétaux. - Certificat sanitaire, délivré par la direction départementale des services vétérinaires. - Certificat de vente libre pour les cosmétiques, établi par la Fédération des industries de la parfumerie. Il atteste que les produits expédiés sont conformes à la législation française et en vente libre en France. Outre le visa de la fédération, le certificat doit être visé par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris et recevoir l’Apostille de la Cour d’Appel 7. D’autres produits peuvent être soumis à la présentation de certificats de libre vente pour obtenir l’enregistrement en Colombie.
Importer des échantillons
La réglementation d'importation d'échantillon, étant variable selon le type de produits, nous vous conseillons de contacter le Département national de douanes.
Le transport des marchandises à l'intérieur du pays est principalement routier, pour plus d'information consultez le Ministère des Transports. Les marchandises importées doivent être accompagnées des documents de transports, de la liste de colisage, et d'une assurance transport. La réglementation colombienne oblige à assurer les expéditions à destination de ce pays. Les emballages en bois à destination de la Colombie doivent être traités (fumigés) et marqués sous la norme NIMP n°15.
L'industrie colombienne se concentre principalement dans les grandes villes comme Bogota, Medellin ou Cali ; elle concerne en particulier les secteurs alimentaire, chimique, pétrolifère, minier et cosmétique.